Forum website Bill-Kaulitz.fr and Bill-Kaulitz-international.com Index du Forum  
FAQ Rechercher
Membres Groupes
Profil Se connecter pour vérifier ses messages privés
S’enregistrer Connexion
ROCK ADDICTIONS - Interview Pascal PACALY - Exclusivité Bill-Kaulitz.fr
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum website Bill-Kaulitz.fr and Bill-Kaulitz-international.com Index du Forum Forum du site bill-Kaulitz.fr MEDIAS Médias francophones
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Marie
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 14 Nov 2007
Messages: 3 310
Localisation: Paris

MessagePosté le: Ven 20 Mai 2011 - 15:09    Sujet du message: ROCK ADDICTIONS - Interview Pascal PACALY - Exclusivité Bill-Kaulitz.fr Répondre en citant

J'ai rencontré Pascal Pacaly, lors du TH Day à Paris le 16 Avril 2011. A cette occasion, il est venu présenter son dernier livre aux fans de Tokio Hotel. Et pour cause, ce livre raconte l'univers  des fans. J'ai lu le livre et j'ai été captivée par les différents récits de fans qui y sont décrits et souvent émue. J'ai préparé une interview de Pascal au sujet de ce livre. Il a bien voulu y répondre, même si j'avais tout de même beaucoup de questions. 


        

Présentation du livre : Auteur bien connu des fans de rock français, Pascal Pacaly, après avoir donné la parole aux groupes, a cette-fois-ci rencontré des fans, des musiciens, des sosies, des journalistes et des rédacteurs en chef : tous ont bien voulu évoquer leur souvenirs de fans et parfois leur rencontre avec l’artiste idole de toute une génération. Et quels artistes ! Les plus grands, ainsi que les festivals de Woodstock et de l’île de Wight, sont présents dans Rock Addictions.
Partant des années 60 à aujourd’hui, ces décennies furent en tous points différentes tant musicalement (folk, new-wave, variété, rock, techno) que socialement. De mai 68 à la génération hippie, de la culture underground à Internet en passant par le phénomène médiatique du genre Tokio Hotel, toutes leurs époques ont leur propre tonalité, et c’est ce que Rock Addictions tend à explorer et comprendre.

Interview
          

Marie pour Bill-Kaulitz.fr : Pourquoi as-tu voulu donner la parole aux fans à travers ce livre si émouvant ?

Pascal Pacaly : J’avais écrit deux autres livres, «Rock Stories » 1 et 2, qui sont des recueils de nouvelles sur les groupes de rock français ( Dionysos, Mlle K, Eths, Matmatah, Tagada Jones etc). Ces nouvelles sont des nouvelles biographiques, narrant donc comment on monte un groupe et les galères auxquelles on se confronte parfois avant d’arriver au succès ( ou pas). Cette fois-ci, plus de groupes, place aux fans. Des fans, sans qui, évidemment, rien ne serait. Et puis ce mot, « fan » est tellement galvaudé…on imagine des gens hystériques, insensés, des gens que certains médias nous représentent d’une manière la plus extravagante possible, dans le seul but évident de vendre toujours plus, car, c’est bien connu, tout ce qui sort de l’ordinaire ou est sujet de raillerie est vendeur. Mais ce n’est qu’une minorité qu’on fait passer pour majorité. Or, il n’y a bien sûr pas que cela. Il y a des gens comme toi et moi, la tête sur les épaules et qui pourtant sont prêts à faire le tour du monde pour vivre à fond leur passion. Il y a des histoires de fan merveilleuses, des gens qui ont besoin d’oxygène pour respirer leur quotidien, des gens qui ont besoin de rêver, besoin de pansements… Ce sont ces gens, ces portraits que je voulais brosser. En plus il y a pas mal d’anecdotes sur les coulisses, les journalistes, sur les rencontres avec les artistes ou groupes adulés. Cela permet donc aussi de découvrir parfois une autre facette de la star….


Marie : Comment as-tu sélectionné les artistes que tu évoques dans Rock Addictions ? Ce sont les fans que tu as rencontré qui t’ont guidé ?

Pascal : Il y a des communautés de fans incontournables. Je pense à celles d’Indochine, Mylène Farmer, Tokio Hotel voire Marilyn Manson dont on sait que les fans sont très présents. Ils font même parfois partie de l’aura, du mythe de l’artiste ou du groupe. Après, j’ai voulu des groupes représentatif des diverses époques : on part des années 60 à aujourd’hui. Car les époques définissent les styles : de la folk au rock en passant par la new-wave au grunge, c’est ça qui est intéressant dans le rock : c’est qu’il sait toujours se renouveler, s’adapter. On passe donc des Stones à Joy Division, de Bowie à Nirvana, des Clash à Indochine et cela montre non seulement l’évolution musicale de cinquante ans mais aussi l’évolution sociale…car être fan dans les années 60 n’a rien à voir avec être fan aujourd’hui. Aujourd’hui, il y a Internet, les DVD, etc… Les moyens de communications sont tellement plus nombreux… et le rapport des fans avec leur idole a pas mal changé aussi… la puissance, la portée des médias également…


Marie : Certains récits sont vraiment bouleversants, comme par exemple celui de Barbara, fan de Marilyn Manson, celui d’Eva fan d’Indochine, ainsi que le passage sur Noir Désir. Tes rencontres avec les fans ont du être des moments intenses en émotion. En tous cas on ressent cela assez bien dans le livre. Peux-tu nous en dire plus sur ces rencontres ?

Pascal : Ces nouvelles sont vraiment émouvantes, c’est vrai. Car autant le livre peut raconter des anecdotes sur les rencontres avec les stars, autant les histoires disons « intimes » de certains et certaines sont également le reflet de l’importance de s’attacher à une idole. On voit là pour Eva et Barbara que la vie adolescente et familiale est assez dure et elles recherchent donc une bouffée d’oxygène qu’elles trouveront dans les paroles, dans le charisme de Nicola Sirkis et Marilyn Manson. Elles voient en eux une personne qui ne les jugera pas, mieux, qui peut-être les comprendra. On a tous besoin de rêver, de sortir de notre quotidien. Et quand celui-ci est violent, dur, douloureux, compliqué, quoi de mieux que d’appuyer sur la touche « Play » et de s’évader, ne serait-ce que quelques secondes. Oublier les cris de l’autre côté de la porte, oublier la colère, l’incompréhension d’un monde lui-même pas mal déboussolé. Ces histoires étaient donc autant importantes que n’importe quelle autre. Parce qu’être fan, c’est parfois ce vouer corps et âme à la vision d’un artiste, c’est tendre la main en espérant que quelqu’un la prenne… et c’est fort, et c’est beau.


Marie : Les artistes qui ont du succès subissent très rapidement la critique du public et des médias. Tu en parles d’ailleurs à plusieurs reprises dans ton livre. Et sur chaque artiste, tu donnes une petite conclusion qui remet les choses à leurs places en insistant sur le positif. Et tes phrases démarrent souvent ainsi : « On pourra dire  ce qu’on veut sur l’artiste, mais … » Moi perso j’adore ! Mais pourquoi ce besoin de rappeler les qualités, la grandeur des artistes ?

Pascal : Parce que justement, dans le seul but de vendre, on va insister sur la chose négative, sur les choses intimes, personnelles aussi… les fameux paparazzis qui n’ont de respect que pour l’argent…On salit les artistes et parfois, pire que tout, on invente des histoires dans le seul but de vendre du papier. Du coup certains d’entre eux ne sont pas considérés à leur juste valeur. Combien d’années s’est-on moqué d’Indochine, et que n’a t’on pas lu sur Marilyn Manson ? Et Michael Jackson ?…Il est quand même intéressant de noter que depuis son décès, Michael Jackson est passé de raillerie à génie. Aujourd’hui, son passé, ses affaires, plus personne n’en parle. C’est devenu un saint par la magie du business. Parfois les morts vendent plus que les vivants, donc on préfère oublier, encore une fois…Mais les fans, les vrais, savent et savaient depuis toujours où se trouvait et se trouve la vérité. Ils ne sont pas aveuglés par la tentation du nouveau produit. Non, on vit dans une époque où les gens ne sont plus prêts à tout gober bouche bée, et c’est tant mieux.
Et puis enfin il y a tellement de jalousie… un groupe comme Indochine s’est vu moqué et moqué juste par jalousie. Vous croyez que s’ils n’avaient vendu que 1000 cd ou autre, on se saurait moqué d’eux ? Non, tout le monde n’en n’aurait rien eu à fiche. Mais à partir du moment où vous avez du succès, vous faites des envieux…
Donc oui, je voulais du positif, car les fans doivent hélas subir le dictat des caricaturistes, et parfois ce n’est pas évident pour eux. Mais au final, ils sont dans le vrai. Car ce que l’on retiendra dans l’histoire, ce sont les originaux, pas les copies ou les vulgaires.


Marie : METALLICA (Page 104). Je cite « ….. Des albums à jeter et d’autres à adorer. Mais on ne pourra jamais reprocher à un artiste ou à un groupe d’aller là où ils ont envie d’aller. Ils doivent faire ce qu’ils ont envie de faire et non pas ce qu’on a envie d’écouter .. » Penses-tu qu’un fan a le pouvoir d’influencer un artiste ou un groupe ?

Pascal : J’espère que non. Si on aime un artiste, c’est justement pour son originalité, sa supposée différence. Et un artiste ne peux proposer le meilleur de lui-même que si, justement, il est sincère avec lui-même également. Après, l’option de facilité est de refaire ce qui marche déjà. Pourquoi pas... Si tout le monde y trouve son compte…chacun son trip en somme…


Marie : NIRVANA (Page 166). Je cite « Chaque amateur de rock est un élitiste caché. » Que veux-tu dire par là ?

Pascal : Dans cette nouvelle, Christophe a découvert Nirvana avec l’espoir que ce que ce groupe n’explose à la face du monde. Ou du moins pas tout de suite, pas trop vite. C’était son secret, son intimité, son rêve coincé sous son oreiller. Il savait que le groupe allait cartonner, mais il ne le voulait pas. Car il aurait alors l’impression que son secret n’en n’est plus un, qu’on le lui a volé…et que la beauté solitaire d’un groupe qui ne marche pas se transforme en laideur commerciale d’un groupe adulé par des millions d’adolescents. C’est pour cela qu’il est « élitiste », car il ne veut pas partager, il veut garder son secret à jamais enfoui en lui…


Marie : NIRVANA (Page 167). On comprend à travers ton livre que chaque fan quel que soit son idole en veut toujours plus. La phrase qui finit toujours par donner bonne conscience au fan (C’est en tous cas ce que je me dit souvent) « On n’a qu’une vie après tout ! » As-tu ressenti cela chez tous les fans que tu as rencontré ?

Pascal : Oui et non, je pense que cela vaut pour tout… fan ou pas… notre société a tellement balisé notre liberté qu’on s’interdit presque tout… Or la vraie liberté ne doit pas être balisée, contrôlée. Mais encore une fois, on oublie que l’Humanité n’est pas une masse de fric, mais quelque chose avec une énergie créatrice, une force commune, quelque chose de plus grand, oui tellement plus grand que les bassesses matérielles dans lesquelles on nous noie volontairement et joyeusement. Et dans lesquelles, il faut bien l’avouer, on se sent si bien. C’est pour cela que parfois, cela pourrait être sympa de s’affranchir d’un système qui nous dirige comme les marionnettes que nous avons toujours été. Alors peut-être que le fan voudra se libérer de certaines chaînes pour aller au bout de son rêve. Le danger dans ce cas-là, est d’être aveuglé par ce même rêve…et de perdre son propre contrôle…


Marie : NIRVANA (Page 173) Je cite « Le grand public ne capte pas grand-chose comme d’hab .. » Les fans seraient –ils des personnes qui captent plus vite que les autres, ou alors qui ont « les co**lles » de dire qu’ils captent ?

Pascal : Bonne question. Je ne sais pas. Car avant d’être fan, on est plutôt curieux… je dirais que certaines personnes sont plus curieuses que d’autres, pas forcément obnubilées par le dictat de la grande presse. Dans l’exemple que tu donnes, il s’agit des débuts de Nirvana, avec leur look si particulier, si anti-star…. Ici le grand public ne comprend pas comment on peut aimer une musique aussi étrange, aussi bruyante, jouée d’autant plus par des gens qui donnent tout sauf envie de rêver. Le grunge va à contre courant de pas mal des choses et cela interpelle. Bien sûr, quand on ne comprend pas, on ne rejette pas la faute sur soi (on ne se traite pas d’idiot si facilement !) mais sur les autres…donc oui, peut-être que les fans, ayant plus d’informations en leur possession, sont plus à-même de comprendre, donc de juger…


Marie : NIRVANA (Page 174) Je cite « On pourra toujours dire le contraire mais tout pousse à croire qu’on est devenu des foutus robots de chair, des produits de consommation perdus dans la masse et bien sûr, à la ramasse. » Les fans, encore une fois, ont-ils le courage de sortir du lot ? Serait-ce pour cela qu’être fan est si mal perçu du public ?

Pascal : Non, pour moi les fans font partie d’une communauté à part, mais une communauté quand même. Il est aujourd’hui quasiment impossible de sortir des rouages de la société, fan ou pas. Telle est la –dure-réalité.


Marie : INDOCHINE (Page 192) Je cite cette phrase tirée de ton livre, parce que je la trouve tellement vraie. (Probablement parce que je suis fan moi-aussi). « Telle est la vie d’un groupe, et telle est la vie des fans. Faite de rencontres, de chagrins, de joies » . Un commentaire ?


Pascal : Eh bien que c’est cela aussi qui est génial dans les communautés de fans, ce sont les liens que l’ont peut se créer, les amitiés, et parfois les amours… on brise des solitudes, on crée des espoirs, des sensations, des émotions… bien sûr il ne faut pas se leurrer, la vie en communauté des fans est le reflet de la société. Parfois il y a des jalousies, des concurrences, des sales coups… Mais enfin, il ne faut pas s’arrêter qu’à cela, même s’il ne faut pas non plus l’obstruer. Il faut voir les rencontres, les anecdotes, les rencontres insolites… il y a de superbes rencontres complètement hasardeuses, des trucs géniaux quand on se regroupe entre fans, quand on tire tous dans le même sens… il y a pas mal de choses comme cela dans les nouvelles d’Indochine ou de Noir Désir par exemple: des hasards délicieux qui font des rencontres surprenantes et parfois, inoubliables…


Marie : Pourquoi ce livre sans le géant U2 ? Tu n’as pas trouvé de fans ?

Pascal : Non, en fait  il n’y avait plus de place dans le livre. Il y a tellement d’autres groupes et artistes dont j’aurais voulu apporter un témoignage de fan : Polnareff, Muse, Queen, The Doors… mais bon, il faut bien s’arrêter à un moment donné !


Marie : Tu situes dans ton livre chaque artiste dans le contexte social de son époque et tu expliques l’importance de ce contexte dans l’évolution de l’artiste (ou groupe). Penses-tu que la musique a une importance sur l’évolution de notre société ou inversement ? (sujet de dissert. – Vous avez 3h M. Pacaly ! Non déconnes pas !)

Pascal : Je pense que la musique s’adapte à la société, on l’a bien vu avec Internet. D’ailleurs, toujours avec Internet, si on note que la musique s’est adaptée, l’Homme, lui n’a pas suivi, et aujourd’hui il est encore dépassé par ce « média » qui lui échappe totalement, comme quoi… Mais tout ceci, cette évolution, adaptation, quoi de plus normal ? Le progrès est l’ambition et la logique de toute société, donc à nous de suivre. C’est vrai que parfois cela va vite… Souvent j’entends que les vinyles c’était bien… c’est surtout que cela nous rappelle notre jeunesse ! Mais oui Rock Addictions, c’est aussi cela, une tentative de montrer l’évolution sociale et musicale de cinquante ans…Toutefois, pour répondre plus précisément à ta question, à mon avis la musique à une importance non sur l’évolution, mais sur la vie elle-même des gens. La musique est partout, depuis tout le temps. Des premiers peuples primitifs à aujourd’hui, comme Art, moyen de communication ou même science. La musique a toujours été là. Un moyen d’expression également : dans les concerts bien sûr, mais aussi dans les manifestations, dans la voiture, parfois dans les supermarchés, etc…
Aujourd’hui la musique est hélas devenue un produit de masse. Mais fort heureusement c’est également un remède. Un remède face à une certaine forme de solitude, quand seul(e) dans son lit, on branche l’Ipod ou on passe le cd et on ferme les yeux… où alors en concert, on pogote, on vibre comme jamais, on pleure parfois aussi devant l’émotion ressentit par telle ou telle chanson, tel ou tel artiste… La musique a cet étrange pouvoir de nous permettre de sortir du quotidien, d’être une sorte de transfusion sur les maux dont nous portons les symptômes : solitude, jalousie, peur, envie, espoir, timidité…


Marie : NOIR DESIR (Page 267) A propos de Bertrand Cantat. Je cite ton livre « Karelle se souviendra que jadis il y avait un poète qui la faisait vibrer, rêver. Un poète qui décida de chevaucher une destinée interdite » Je voulais citer cette phrase qui m’a complètement bouleversé. Ton livre c’est aussi ça. Un commentaire ?

Pascal : Oui c’est tout le paradoxe de Bertrand Cantat aujourd’hui : un poète qui décida de chevaucher une destinée interdite… que dire de plus : la destinée est-elle une chose que l’on contrôle ? Non… Nos actes ? : oui. Mais les deux choses ne fusionnent-elles pas ? Et il y aura toujours des faits, toujours des juges, toujours des fans… chacun voit midi à sa porte. Après, son histoire finira comme celle de Rimbaud ou Oscar Wilde…on en fera quelque chose de romantique, on en fera des pièces de théâtre, des poèmes, des tableaux… mais pour l’instant c’est bien trop tôt…et puis il reste encore à Bertrand Cantat à finir sa propre histoire…


Marie : GENESIS (Page 274) Je cite ton livre « Et qu’importe ceux qui disent que le groupe se reforme pour le pognon, ceux-là savent-ils seulement qu’on n’achète pas les souvenirs ? » Que penses-tu de ce fric qui vient bien souvent pourrir le monde des artistes ou des groupes et qui gavent bien souvent celui des fans, même  si ceux-ci préfèrent faire abstraction de cela pour ne continuer à ne vivre que les bons côtés ?

Pascal : Les artistes sont des Hommes, bout d’humanité, comme les autres. L’argent est une illusion, mais une hypnose tellement puissante aussi. On court après des chimères qui sont pourtant réelles. Pourquoi les artistes seraient différents des autres ? Alors oui c’est dommage quand le fric pourrit l’Art, mais c’est inévitable aussi… ou alors ce sont des histoires comme celle de Van Gogh…un artiste mort pauvre, mais rattrapé par l’argent malgré tout ! Après on peut aussi être riche et artistique… mais je pense quand même que l’on sort vraiment ses tripes quand on est en bas de l’échelle, car, bien évidemment, l’ambition est de finir au sommet… Encore une fois, pour chaque artiste, pour chaque homme ou femme, une vision différente….et ce n’est pas plus mal ainsi. Il faut suivre son instinct, son envie. Parce que tout ça est nous. Dans le bon comme le mauvais. Nous jusqu’au bout…

 


Questions TOKIO HOTEL


Marie : « Rock Addictions » évoquent des artistes ou groupe qui ont marqué le monde de la musique bien avant l’an 2000. Pourquoi y avoir intégrer le groupe TOKIO HOTEL dont le succès remonte à mi-2005 en Allemagne et seulement 2006 en France ?

Pascal : Comme je le disais un peu plus haut, Tokio Hotel «  possède » une communauté de fans pareille à nulle autre, ou presque. A vrai dire, je crois qu’excepté les Beatles et Michael Jackson on n’avait pas vu une telle folie s’emparer des fans. Il était donc obligé que j’en parle. Et puis c’était l’occasion d’aller à la rencontre des clichés, de découvrir que ces fans dont les adultes se moquent si souvent sont beaucoup plus matures que les médias veulent bien le nous laisser croire. Ainsi, dans « Rock Addictions » on découvre des portraits différents, des portraits qui ne sont pas racoleurs, moqueurs, ou que sais-je encore… on découvre, je crois avec objectivité, une autre facette de ces fans, et j’ose le croire à nouveau, la véritable facette.


Marie : TOKIO HOTEL (Page 58 ) : Je cite ton livre « Je commence à me dire que je faisais fausse route, que le plus aveugle des deux, c’était finalement moi, à vouloir mettre des gens dans des cases, à vouloir montrer du doigt ceux qui suivent aveuglément la mode, ou plutôt la dictature de la télé et des magazines » Aurais-tu eu une nouvelle image du groupe Tokio Hotel après avoir entendu les fans ?

Pascal : Je n’avais pas vraiment d’image précise. Je savais que les médias montrent ce qu’ils veulent bien montrer. Disons que j’étais circonspect. Je voulais en savoir plus, comprendre, apprendre…


Marie : Bill Kaulitz a dit « Etre fan ça ne se décrit pas, ça se vit ! » D’ailleurs dans ton livre, on ne fait pas que lire des histoires de fan, on rentre dans la peau du fan pour vivre sa passion. Que penses-tu de cette réplique de Bill qui a lui aussi été un grand fan de Nena ?

Pascal : Bahhhh bien sûr que ça se vit… d’une manière ou d’une autre. Que ce soit lors d’un concert, lors d’un regroupement, ou seul(e) chez soi, on le vit intensément, on se raccroche à un espoir, à une lumière…croire que tout est possible…toujours…


Marie : DAVID BOWIE (page 243) Je cite ton livre « … l’essentiel était d’être là, de participer, de vivre l’histoire. Celle d’un homme qui a su créer les modes, qui a su explorer les territoires vierges.» Je pense exactement cela de Bill Kaulitz. J’anticipe peut-être un peu. J’ai aimé Bowie pour ça et je pressens chez Bill une évolution similaire, même si aujourd’hui, Bill est à la phase « j’en prends plein la gueule ». Penses-tu que j’exagère ? Que je me trompe ?

Pascal : Non, la phase « j’en prends plein la gueule » est passée. Tout comme la folie autour du groupe d’ailleurs. Et ce n’est pas plus mal. Cela lui a sans doute permis de reprendre ses esprits, de prendre du recul aussi…bref, de souffler. Maintenant, reste à savoir ce qui va se passer ? Seul ou en groupe ? Il y aura sans doute quelques albums en groupe mais un jour il tentera sa chance seul. Je ne sais pas s’il aura autant de succès… et puis tout dépend de comment il va être entouré…ça aussi joue beaucoup…est ce que la maison de disque jouera également le jeu, est-ce qu’elle va continuer à le soutenir ? Pas sûr…Disons que maintenant pour lui comme pour le groupe le plus dur commence. En effet, le plus dur ce n’est pas d’accéder au sommet, mais d’y rester…


Merci Pascal pour cet interview (©Bill-Kaulitz.fr) et merci de montrer à travers Rock Addictions une image des fans positive.

Rock Addictions – Pascal Pacaly – Editions Durand Peyrolles – Disponible en rayon et commande librairie, sur sites éditeur, fnac, amazon, etc

Le livre est en vente sur Fnac.com . Cliquez sur le lien ---> Rock Addictions fnac
Le livre est également en vente sur Amazon.fr ----> Rock Addictions Amazon


Sites « Rock Addictions » :
http://rockaddictions.free.fr
http://www.facebook.com/pages/Rock-Addictions/206579279358698
Sites auteur :
http://www.facebook.com/profile.php?id=100001542590530
http://www.myspace.com/ppacaly
http://pascalpacaly.free.fr


_________________


Dernière édition par Marie le Sam 21 Mai 2011 - 10:03; édité 3 fois
Publicité






MessagePosté le: Ven 20 Mai 2011 - 15:09    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Emmanuelle
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 18 Mar 2008
Messages: 1 952
Localisation: Proche NICE

MessagePosté le: Ven 20 Mai 2011 - 17:32    Sujet du message: ROCK ADDICTIONS - Interview Pascal PACALY - Exclusivité Bill-Kaulitz.fr Répondre en citant

Quelle excellentissime interview, j'aime beaucoup sa façon de penser et de les exprimer...
j'aime beaucoup la dernière phrase, on verra pour les gars..
Bravo Marie..
_________________
Fan de TH, et alors ??



clara


Hors ligne

Inscrit le: 15 Avr 2010
Messages: 311
Localisation: Paname

MessagePosté le: Ven 20 Mai 2011 - 18:28    Sujet du message: ROCK ADDICTIONS - Interview Pascal PACALY - Exclusivité Bill-Kaulitz.fr Répondre en citant

QUELLE EXCELLENT INTERVIEW BRAVO MARIE .... 

marieagnesbruxelles
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 08 Fév 2008
Messages: 2 666
Localisation: bruxelles

MessagePosté le: Ven 20 Mai 2011 - 20:55    Sujet du message: ROCK ADDICTIONS - Interview Pascal PACALY - Exclusivité Bill-Kaulitz.fr Répondre en citant

Okay Okay Okay Okay

Tres belle interview ....bravo Marie...et la suite pour le groupe à venir .....
_________________
" KEEP COOL EN TOT ZIEN"



Visiter le site web du posteur
tatabella
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 29 Mar 2008
Messages: 1 121
Localisation: Lorient

MessagePosté le: Ven 20 Mai 2011 - 22:53    Sujet du message: ROCK ADDICTIONS - Interview Pascal PACALY - Exclusivité Bill-Kaulitz.fr Répondre en citant

Bravo et merci  Marie pour cette interview  Okay et merci à Mr Pacaly d'avoir eu la gentillesse d'y répondre  Okay
J'ai encore plus hâte de lire le livre ,je sens que je vais me faire un très beau cadeau de fête des mères moi cette année
Mr. Green  
_________________
Une ado attardée et fière de l'être.


Rock-TH
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 03 Mai 2008
Messages: 1 278
Localisation: Marseille

MessagePosté le: Sam 21 Mai 2011 - 19:15    Sujet du message: ROCK ADDICTIONS - Interview Pascal PACALY - Exclusivité Bill-Kaulitz.fr Répondre en citant

Ouais ben tout pareil que les autres filles!!!  Mr. Green
_________________
Lebe Deine Träume, träume nicht dein Leben.
Gestern ist hinter, Morgen ist ein Geheimnis, lebe die Sekunde.



Rock-TH
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 03 Mai 2008
Messages: 1 278
Localisation: Marseille

MessagePosté le: Dim 22 Mai 2011 - 08:27    Sujet du message: ROCK ADDICTIONS - Interview Pascal PACALY - Exclusivité Bill-Kaulitz.fr Répondre en citant

Lien vers l'interview sur le blog de Prinz16



_________________
Lebe Deine Träume, träume nicht dein Leben.
Gestern ist hinter, Morgen ist ein Geheimnis, lebe die Sekunde.



Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:12    Sujet du message: ROCK ADDICTIONS - Interview Pascal PACALY - Exclusivité Bill-Kaulitz.fr

Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum website Bill-Kaulitz.fr and Bill-Kaulitz-international.com Index du Forum Forum du site bill-Kaulitz.fr MEDIAS Médias francophones Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
ezHyperShadow template - a boo design Index | Panneau d’administration | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation Original ezHyperShadow theme by boo ©2004 www.ez-life.net
Powered by phpBB © 2001, 2017 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com